Cuvée Majou

La Cuvée Majou est un vin construit. Je le veux de couleur soutenue, au nez complexe et représentatif de la vallée de l’Agly : du fruit rouge et noir (cerise, cassis, prune, framboise parfois), des herbes de la garrigue (farigoule et romarin), du goudron et une note de fumé.

En bouche, il sera puissant mais pas rude, à l’attaque toujours vive, même au bout de 10 années de garde. Sa finale, tannique, offre toutefois un bon velouté.

 

Je le destine aux plats de viande savoureux, les pièces de boeuf grillées ou en ragoût et bien entendu toutes les viandes mijotées (cassoulet, carbonades à la flamande, daube, boeuf bourguignon ou boeuf-carottes, navarin d’agneau, blanquette ....).

 

Il accompagne avec bonheur les fromages de vache à pâte dure (Comté et autres types de « gruyères », Gouda, Mimolette, Manchego, Appenzeller) ou mi-molle (Port Salut, Morbier ...) et les vaches « assez faits » (Camembert, Brie, Livarot ....). Par contre – mais cela vaut pour presque tous les vins rouges tanniques – le chèvre ou la brebis ne le mettent pas à l’aise.

 

Majou 2005

Le millésime 2005 de la Cuvée Majou, mon premier, est un vin à forte dominante de grenache très mûr, provenant principalement duRoc Blanc à Estagel. En effet, la vigne du Clots d’en Couloms a été mise en bouteille à part, générant la Cuvée Miquelet sur ce millésime. On a vendangé très tard (dernière semaine de septembre), obtenant des tannins très mûrs et avec le côté fumé et sauvage du quartier du Col de la Dona.

Il représente une version « rurale » de ma production, que j’ai reconduite – en plus marqué encore – avec la Cuvée du Roc Blanc 2011.

 

Après quasiment 6 années de bouteille (capsule à vis), il s’est développé harmonieusement.

Il nous en reste quelques centaines de cols .... ceux que ma mère n’a pas encore bus.

C’est son millésime préféré.

 

Majou 2006

Le millésime 2006, vendangé un peu plus précocement, fut d’emblée plus souple. Il renferme, comme tous les suivants, les grenaches des trois sites : Roc Blanc etCoume Majou à Estagel et la vigne du Clots d’en Couloms sur Maury. On a vendangé durant la deuxième quinzaine de septembre. Ses carignans, enfin domestiqués après les tâtonnements de 2005, et sa syrah sont estagellois.

 

 

 

 

C’est sans doute la version la plus policée de cette cuvée. Elle a été fort appréciée par Andreas Larsson, Meilleur Sommelier du Monde en 2007. Christine la propose pour l’instant dans les restaurants haut de gamme et nous nous flattons de figurer dans le livre de cave du seul trois étoiles du Languedoc, l’Auberge du Vieux Puits de M. Gilles Goujon à Fontjoncouse près de Narbonne (Aude).

 

Ce vin est à boire pour l’instant, avec une jolie longueur.

Ce millésime est également disponible chez mon agent à Bruxelles,

Bernard Poulet.

 

    

Petite anecdote : au moment de la mise en bouteilles de cette cuvée, qui a toujours lieu en une seule fois chez nous pour assurer l’homogénéité de la production, nous nous sommes servis pour la première fois de ma cuve N° 9, qui avait été rénovée l’an d’avant. Or, sa contenance était un peu supérieure à ce que je pensais et .... nous avons manqué de bouteilles vertes, de capsules rouges et de cartons à la fin ! Vous trouverez donc des cartons contenant des flacons en verre transparent – qui nous servent d’échantillons et pour notre consommation personnelle – et des bouteilles présentant soit une capsule rouge avec mon logo (la majorité), soit des capsules noires à logo, soit enfin les capsules dorées qui nous restaient de l’année 2005. Nous ne les avons pas mélangées, rassurez-vous, et le vin est évidemment absolument identique.